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Ecouter son coeur ...
Saint Véran L’édifice porte l’empreinte éternelle des espaces sacrées. Semant çà et là les stigmates d’un temps révolu qui nous propulse depuis la ruelle, dans ce qui n’a aucune prise sur le temps. A l’image des lions stylophore trônant devant l’entrée, assis sur d’innombrables humains et tenant un petit d’homme entre leurs pattes félines. Ils ont perdu leurs crinières à force d’être tant caressés par les affres du vent, de la neige, de la douleur des cœurs lourds... La pierr

cécile Boffy
14 mai2 min de lecture


Lunaison
Ce sera une journée régit par l’indolence de l’esprit, la lenteur du corps. Une journée assujettie à la paresse langoureuse d’être. Cette fameuse parenthèse périodique, anémiante qui fait couler au moins autant d’encre sur les feuilles blanches d’un livre vierge que de sang le long des jambes des femmes. Ces instants qui suspendent l’existence de celle qui a le pouvoir du cycle des choses. J’ai pris l’habitude ces derniers mois de caler le premier jour du reste de mes lunaiso

cécile Boffy
30 avr.2 min de lecture


Un tricot, une bière et des chaussettes de montagne.
Quand j’étais enfant je croyais au prince charmant. On m’avait vendu qu’avoir une ribambelle de tête blonde avec un prince dans une belle maison, du maquillage, de belles robes était la recette du bonheur. Et j’avais envie d’être heureuse. Mais je rêvais de tout autre chose… Et pour le comprendre j’avais omis de regarder un détail, et pas des moindres. Un détail resté enfouie en moi un paquet d’année. Il faisait un raffut de tous les diables, il était plus gros qu’un prince c

cécile Boffy
23 avr.3 min de lecture


La philosophie du porc et autres personnalités plésiomorphes.
Le dos de son index vient caresser la partie nue de ma cuisse. Cette partie tendre, un peu fraiche du dessus de la jambe. Il repousse le bord de ma tenue et s’aventure sur quelques centimètres supplémentaires, gagnant de toucher une part cachée. Le geste fut agile, rapide. Il n’a probablement durée qu’une infime seconde. Rien, absolument rien ne prédisait que j’allais devoir subir cette attaque. Ni le timbre éteint de sa voix de male, ni notre conversation insipide n’avait pr

cécile Boffy
7 avr.2 min de lecture


Fleur
C’est une douce journée d’octobre, une de celles qui nous laisse un sourire tiède sur les joues, qui nous appelle à flâner, à prendre le temps d’écouter la nature se replier dans son sommeil. Le soleil rayonne, de cette lumière rougeoyante qui chauffe les pierres. Vous savez cette douce chaleur qui diffuse lorsque vous approchez le plat de votre main au-dessus du muret. Un contraste saisissant avec la morosité et l’anxiété ambiante. La nature se fiche bien de nos états d’âme.

cécile Boffy
3 avr.5 min de lecture


Lettre ouverte aux hommes...
Lettre ouverte aux hommes… Je vous observe, je nous observe, et j’éprouve parfois une pointe de jalousie à votre égard. Eh oui, j’envie votre capacité à cliver, à compartimenter vos relations sexuelle, amicale, et amoureuse. Je ne suis pas toujours persuadée qu’elle soit le reflet d’un équilibre psychique des plus sains, mais elle a le mérite de donner de la légèreté à votre vie. Alors que moi, pendant ce temps, je rame consciencieusement en souhaitant tendre vers plus de dét

cécile Boffy
2 avr.8 min de lecture


Et surtout, prends du plaisir !
Seul le bout de mon nez dépasse de la surface de l’eau brûlante. « Ne pas inhaler... » Le jeu peut sembler pervers, mais il n’en est rien. Il est un filin, une corde tendue, un passage de relais. Il est un rappel des origines, de la matrice première. Un lien entre l’intérieur et l’extérieur. Là, en position fœtale, les genoux repliés sur ma poitrine, il m’oblige à une respiration ample, calme. Alors seulement, mon corps se relâche, et mon esprit s’autorise à vagabonder. « Pre

cécile Boffy
25 mars2 min de lecture
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